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L’hydraulique la star du mix électrique

Grand public Économie Développement durable Environnement
14 août 2019

En 2018, 36,5% c’est la part de production électrique à partir d’énergies renouvelables. La star de ce mix-énergétique est l’hydraulique qui représente 20% de la production électrique de l’île et devient la première énergie renouvelable de la Réunion. Respectueuse de l’environnement, garantie, souple et très réactive, elle permet de répondre aux fluctuations de consommation pour assurer en permanence l’équilibre du système électrique.


LA PRODUCTION
ÉLECTRIQUE
À LA RÉUNION



ZOOM sur :
TAKAMAKA FÊTE SES 50 ANS


En dépit de toutes les difficultés rencontrées, le creusement et l’installation, à 316 mètres sous terre, de
l’usine de Takamaka, ont été menés à bien en un peu moins de quatre années et ont mobilisé de quelques 1
500 personnes. Les deux groupes électrogènes de Takamaka sont entrés en service le 23 janvier 1968 pour le
premier, et le 12 mars de la même année pour le second.
Le site de Takamaka compte 2 centrales, Takamaka I (1968) et II (1989), ainsi que 2 barrages, Gingembre et
Hirondelles, à Bébour. Les 2 groupes composés de turbines de type « Francis » produisaient à l’époque 78
millions de Kw/H. Soit 85 % de la production de l’île.
Pour alimenter Takamaka I, le barrage Gingembre, 10m de hauteur et un lac de retenue de 25 000 m3, a été
construit en amont de 5 cascades, sur la Rivière des Marsouins, elle-même alimentée par la source du Bras-Cabot déviée grâce à un tunnel de 865 m de long.
L’eau du barrage est acheminée à la centrale – bâtie à 316m sous terre – par une galerie d’amenée en forme
de fer à cheval, de 1 240 m de long et 2m de haut. L’eau est alors précipitée vers les turbines via un puits de
chute vertical (270 m). Après quoi, elle retourne à la rivière par une galerie de fuite de 400m de long.
Aujourd’hui, la centrale qui comprend Takamaka I et II, produit un quart des 20% qui font de l’hydroélectrique,
la première des énergies renouvelables. La puissance installée de 43,4 MW correspond à la consommation
de 35 000 foyers (soit près de 16 000 foyers pour Takamaka I). Elle constitue désormais un moyen de
production « de pointe » (pics de consommation) et permet la gestion de l’intermittence des autres énergies
renouvelables.








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