Qu’est-ce-que la boucle locale
C’est le "premier kilomètre" du réseau, qui sort de chez l’utilisateur pour rejoindre les réseaux de collecte régionale. Pour prendre une comparaison routière, c’est l’allée, la ruelle, le chemin qui débouchent sur la grande route. S’ils ne sont pas assez larges : embouteillage ! Le haut débit commence là...
Plusieurs technologies permettent un haut débit au niveau de la "boucle locale". Faisons le point.
La fibre optique
Elle offre des débits quasi-illimités, mais les contraintes de déploiement sont plus lourdes que pour les autres technologies : desservir chaque foyer français par une fibre optique ne se réalisera pas par le jeu naturel du marché. Les technologies "xDSL" (SDSL, GSH-DSL, etc.)
Elles réutilisent la paire de cuivre du réseau téléphonique mais nécessitent de nouveaux équipements chez l’opérateur et l’abonné. Les débits sont assez importants, sans cependant atteindre ceux de la fibre optique. Et la qualité de service est aléatoire...
L’ADSL
Parmi les technologies xDSL, l’ADSL est la plus répandue. Elle offre un accès "asymétrique", c’est-à-dire que le débit vers l’abonné est plus important que le débit vers le réseau.
Le câble Après les déboires du "plan câble" en 1984, les opérateurs câble ont rénové le réseau pour faire passer de l’Internet moyen débit. Le principal mérite du câble réside dans la concurrence qu’il permet avec l’ADSL (pas de câble à La Réunion).
La boucle locale radio
La BLR est une technologie hertzienne (ondes radio), essentiellement urbaine, qui est principalement destinée aux entreprises.
Les réseaux radio locaux
Bluetooth et WiFi (Wireless Fidelity) sont des réseaux radio locaux : à partir d’une seule connexion haut débit partagée, des antennes émettrices desservent un immeuble ou un territoire restreint. Les débits actuels, de 1 à 22 Mbit/seconde, pourraient très vite être doublés.
La norme UMTS
Présentée comme l’avenir des services de mobilité, elle consiste à doubler le réseau de pylônes officiant pour la transmission actuelle de la téléphonie mobile. Débit théorique : 2 Mbits/sec. Mais la couverture ne pourra être qu’urbaine.
Internet par satellite Pour les zones isolées, c’est parfois le seul moyen d’accéder à Internet en haut débit. Les premières offres proposaient la voie "descendante" par satellite et la voie "montante" par téléphone. Aujourd’hui, les offres sont bi-directionnelles, pour un coût moyen double de l’ADSL. Ces offres ne sont pas encore disponibles à La Réunion.
Les courants porteurs en ligne
Les CPL consistent à faire passer des télécommunications directe-ment dans les prises électriques de chaque habitation. Limites : il faut être à moins de 500 mètres d’un transformateur, le résultat est aléatoire (qualité des câbles électriques) et les débits sont partagés entre utilisateurs. Cette technologie est encore en expérimentation.
Conclusion
Sur le long terme (au delà de 10 ans), l’enjeu industriel et sociétal impose d’équiper chaque foyer français d’une fibre optique qui, en proposant des débits considérables, permettra d’inventer des services inédits et de nouvelles catégories de métiers. Mais il apparaît très clairement, sur le moyen terme (5 ans), que l’ADSL va s’imposer auprès du grand public comme standard technologique. Cependant, 25% de la population restera sur le bord du chemin, et les pouvoirs publics recherchent des solutions innovantes pour permettre un accès à l’Internet haut débit (ou moyen débit) pour tous les territoires.