L’ARCEP dresse un bilan des télécoms en outre-mer

L’ARCEP vient de publier un dossier remarquable sur les télécoms (haut débit, mobile, TNT..) en outre-mer qui souligne les éléments suivants, expliquant pourquoi l’ARCEP a une régulation spécifique pour les DOM :


- des usages différents :
L’utilisateur d’outre-mer utilise plus intensément les TIC que l’utilisateur métropolitain pour des raisons d’ouverture sur l’extérieur (il réalise plus d’appels longue distance, par exemple). Le prix des forfaits des opérateurs s’en ressent. Le panier moyen pris en compte par l’ARCEP pour la régulation des tarifs outre-mer est donc différent du panier métropolitain

- un décalage temporel justifié :
la taille des marchés ne permet pas aux opérateurs de réaliser des économies d’échelle. Aussi les nouvelles offres arrivent avec retard sur le marché outre-mer après avoir été testées et amorties. L’avantage est que le déploiement ensuite est particulièrement rapide.

- des ressources moins rares
L’ARCEP n’a pas eu à arbitrer le partage des fréquences outre mer. La concurrence sur le marché de la téléphonie mobile est plus intense.

- un goulot d’étranglement
le raccordement aux réseaux mondiaux explique en grande partie les différences de prix sur le marché de détail. L’ARCEP ne peut intervenir que sur la régulation des services de capacités, comme elle l’a fait à la Réunion pour trancher un différend entre les opérateurs économiques et France Télécom.

CHIFFRES :

La Réunion compte 91 000 abonnés ADSL, pour 37 % de lignes ADSL par rapport au total des lignes (soit 243 000).

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